Edito Janvier 2026

Le nouvel an est une promesse.

Promesse de temps nouveaux. Promesse de temps supplémentaires. À ce moment, il est tentant de se précipiter vers l’avenir pour couper les ponts avec le passé. Tout refaire à neuf. Mais sans les racines de notre histoire, nous courons le risque de répéter les mêmes erreurs, de vivre les mêmes échecs. De plus, le Christ Jésus nous montre qu’il faut se placer dans la continuité. Lorsqu’il apparaît le dimanche de Pâques, il porte les marques, les stigmates, de sa Passion. L’endroit des clous ou celui du coup de lance le font reconnaître. C’est bien Lui qui est mort sur la croix et qui maintenant se tient vivant devant ses disciples. Sa Résurrection qui est la victoire définitive sur la mort et le péché n’annule pas sa Passion. Elle la consacre comme victoire de l’Amour sur la Haine. Ainsi il ne faut pas nier nos plaies dues à notre péché commis ou dues au péché subi. Elles font parties de notre histoire. Elles peuvent devenir des éléments de notre sagesse. Pour cela, il nous faut vivre le pardon. Pardon demandé et pardon donné. Pardon pour les fautes commises et pardon pour les fautes subies. C’est le seul moyen d’assainir nos blessures, de les rendre sources de grâces. Comme les plaies du Christ qui sont sources de notre vie. Alors, en ce début d’année, songeons à demander à Dieu le pardon et dire à Dieu notre pardon pour ceux qui nous ont fait du mal. Solennisons cela par la confession et par l’affirmation explicite du don de notre pardon. Dès lors, ce mal guéri fera partie de notre histoire. La sagesse acquise de cette manière nous permettra d’aborder sereinement l’année nouvelle, le temps offert. Nous serons d’autant plus heureux de faire fructifier 2026. Que cet an de grâce nouveau soit pour chacun l’occasion d’approfondir sa relation avec le Seigneur.

Bonne et sainte année.

Père Frédéric LAURENT

Oblat de Saint Vincent de Paul

prêtre coopérateur de la paroisse St Louis