Edito Mars 2026

Fils et filles bien aimés de Dieu,

Le temps du carême nous est de nouveau offert. Quarante jours de grâce, quarante jours de désert, quarante jours pour revenir à l’essentiel. 

Le mercredi des cendres a marqué l’entrée dans ce chemin de conversion où l’Eglise nous invite à redécouvrir la profondeur de notre foi et la 

vérité de notre engagement chrétien. Le carême ne peut être réduit à une simple tradition liturgique ni à un temps de privation de plus. Il est un temps 

de combat spirituel qui doit nous arracher à la routine et nous inviter à une prise de conscience réelle de notre identité chrétienne. Les trois piliers de ce temps 

favorable que l’Eglise nous offre porteront plus de fruits si nous les vivons ensemble, en famille, en communauté paroissiale, dans un esprit synodal.

 1- La prière: Dans nos maisons, cela peut être une bénédiction plus consciente avant le repas, une lecture d’un passage biblique, quelques minutes de silence partagé

      en guise de méditation. En paroisse, ce serait l’occasion de redécouvrir l’adoration, le chemin de croix, le sacrement de réconciliation.

  2- Le jeûne: En plus des privations de nourriture, faisons l’effort de libérer un temps soit peu notre coeur de ce qui l’encombre, excès d’écrans, paroles blessantes, jugements précoces,

    refus de pardonner, jalousie, orgueil…

   3 – Le partage: le carême nous rappelle que la foi se traduit en actes concrets, soutenir une œuvre caritative ( la construction d’un presbytère par exemple, d’un orphelinat….),

offrir du temps à ceux qui en manquent, offrir un sourire à quelqu’un qui se sent seul.

Entrons donc avec confiance dans ce temps favorable.Le Seigneur nous y précède. Et c’est ensemble, en Eglise, que nous marcherons vers la lumière de Pâques.

Bon chemin de carême à tous et bonne montée vers la joie de  Pâques.

     Abbé Symphorien HOUEMABE